En mémoire de Bernard Stiegler

Publié le par Thierry Ternisien d'Ouville

En mémoire de Bernard Stiegler

La disparition de Bernard Stiegler est tragique et me touche au plus profond. Au fil des années, il était devenu un de ses compagnons de pensée que nous nous choisissons pour vivre et dont parle Hannah Arendt dans La crise de la culture.

Il nous reste ses rétentions tertiaires ses livres, dans lesquels il traçait ses projets. Ainsi des 4 tomes supplémentaires prévus pour La technique et le temps. Ou du second volume de La société automatique consacré au savoir, ou le troisième volume de Qu’appelle-t-on panser. C’est entre les lignes de ses écrits qu’il nous faudra deviner ce qu’il avait encore à nous dire. Craignant de ne pouvoir aller au bout il parsemait ses cours ou ses livres de Inch Allah, si Dieu veut.

Comme Hannah Arendt avec Condition de l’homme moderne, il nous laisse, avec la réédition récente des trois volumes de La technique et le temps, de quoi penser et panser notre monde commun.

Mais le souvenir de ses gestes, ce gilet enlevé et remis lors de ses cours ou sa lutte avec les caprices de son ordinateur, de son visage si lumineux, de son sourire, de sa voix m’accompagnera longtemps.

Sa présence va cruellement me manquer.

Publié dans Actualité, Stiegler

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