12 juillet 2021 et 15 juillet 2026
12 juillet 2021 et 15 juillet 2026
Il y a des dates qui s'inscrivent dans le calendrier national non comme des célébrations, mais comme des cicatrices.
Lorsque nous regardons le 14 juillet 1789, nous y voyons l'acte fondateur de la souveraineté populaire, la promesse d'une émancipation où le citoyen sort de l'ombre pour devenir l'acteur de son destin.
Pourtant, deux dates récentes, en résonance funeste avec cet anniversaire, dessinent aujourd'hui une trajectoire inverse : celle d'une dépossession méthodique.
En ce jour de juillet, l'engagement de la France dans une politique de « tout vaccin » a marqué une rupture fondamentale. Ce n'était pas seulement une mesure de santé publique ; c'était le moment où l'État, s'appuyant sur l'urgence, a instauré un contrôle direct sur l'intégrité corporelle des citoyens. La liberté de mouvement et l'accès à la vie sociale furent conditionnés à une allégeance biologique. En l'espace d'une allocution, le corps du citoyen est devenu un espace géré, normé, et soumis à la validation constante du pouvoir. Le 14 juillet suivant, la fête nationale ne célébrait plus la fin des privilèges, mais une nouvelle forme d'assujettissement.
Cinq ans plus tard, presque jour pour jour, le vote de la loi sur la fin de vie vient fermer la boucle. Après avoir pris en main la gestion du corps vivant, l'État s'octroie désormais le pouvoir de définir les conditions de la sortie de vie. Ce qui fut présenté sous les atours d'un droit à la dignité apparaît, dans cette perspective, comme l'aboutissement d'une prolétarisation totale : l'individu, devenu une donnée gérable, voit sa vie entière encadrée par la loi, de la naissance biologique jusqu'à la fin organisée.
Ces deux dates, encadrant le 14 juillet dans un silence contraint, témoignent d'une ironie historique amère. Là où la Révolution française cherchait à arracher l'individu aux structures de la domination pour lui rendre sa voix et son libre arbitre, les décisions de juillet 2021 et 2026 marquent le retour d'un encadrement total.
Le « projet totalitaire » n'est plus une menace extérieure, il est une structure administrative qui s'installe au cœur de l'intime.
Face à cet effacement de la souveraineté individuelle, la trace devient le seul lieu de résistance.
Inscrire ces dates, les relier entre elles, et refuser l'oubli que le flux des jours impose, c'est ce que je fais. En conservant la mémoire de ce glissement, je refuse que la liberté ne soit plus qu'un souvenir historique, relégué au pied d'un monument, alors que la vie, elle, est devenue un service géré.
Alors que l'hiver totalitaire vient sur l'Europe arrêtons nous sur ces trois dates de juillet, sentons, pensons et observons ce qui est en train de se passer.
Alors nous pourrons peut-être agir, panser et nous désaliéner.
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