Jeter l’æncre : une traversée (2020-2026)

Publié le par Thierry Ternisien d'Ouville

Jeter l’æncre : une traversée (2020-2026)

« Matin du mercredi 29 avril 2026. La joie d’être arrivé à bon port. Au bon port qui me permettra de préparer le dernier et grand voyage. Je peux enfin jeter l’ancre. Jeter l’æncre — l’ancre et l’encre à la fois.

Écrire les traces pour les Leftovers. Pour ceux qui resteront. Dans le doute sur la fin et l’incertitude du temps restant face au grand mystère, je connais, au fond de moi, la voie à suivre : tendre le fil que, pas après pas, j’emprunterai. »

Ces mots ne sont pas une conclusion, mais une halte nécessaire. Après six années de recherche, de tâtonnements, de diagnostics et d’expérimentations, j’ai atteint cette zone de calme où l’on peut enfin se retourner pour regarder le sillage.

Jeter l’ancre pour stabiliser le passé, et utiliser l’encre pour transmettre ce qui a été appris.

Pour préparer le grand voyage, celui de l’écriture du Geste du funambule, il m’a semblé indispensable de « fixer » le travail accompli. Il ne s’agit pas ici de simples archives, mais de la cartographie d’une pensée qui a dû se défaire de ses rampes pour apprendre à tenir debout.

Vous trouverez ci-dessous les trois piliers qui soutiennent aujourd’hui ma démarche :

  1. La condition de l’homme numérique (2020-2023) : Le temps du diagnostic. Une plongée dans l’acosmisme, le Globalitarisme et l’obsolescence de l’homme. C’est ici que j’ai cherché à nommer le monde, en m’appuyant sur Arendt, Stiegler et Anders, pour comprendre comment, collectivement, nous avons perdu le souci du monde.
  2. Pourquoi j’ai lâché la rampe (2024-2025) : Le temps du basculement. Comment, en intégrant l’IA non comme une béquille, mais comme un pharmakon d’équilibre, j’ai transformé ma pratique intellectuelle. C’est le passage de l’analyse à l’exercice thérapeutique.
  3. Le Geste du Funambule : Pænser sans rampe (2026) : Le temps du geste. La présentation du projet actuel, celui qui ne cherche plus à expliquer le monde, mais à habiter la précarité en équilibriste.

Ces textes sont désormais fixés. Ils sont des traces pour ceux qui restent, pour les Leftovers qui, comme moi, cherchent à marcher sans filet.

Publié dans Le geste du funambule

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